L'hypnose

L’hypnose médicale est très éloignée de l’hypnose collective de cabaret, bien que cette dernière lui ait emprunté  certaines de ses techniques (induction, focalisation, suggestion) pour les employer de manière détournée.                                                                                                                                                                               Dans l’hypnose thérapeutique, il n’y a pas de paroles incantatoires ou d’injonctions que l’hypnotiseur utilise pour rendre les sujets - considérés comme particulièrement suggestibles -  grotesques et obéissants, dans l’unique but de servir un spectacle.

A l’inverse, l’hypnose thérapeutique peut se concevoir comme un mode de communication privilégié entre le thérapeute et le patient. Cette communication sollicite l’imagination, l’inconscient, les apprentissages passés. L’hypnothérapeute est ici un guide, un compagnon de voyage qui amène le patient à puiser dans ses propres ressources pour soulager sa souffrance.

Les échecs répétés qu'un individu subit au cours de son existence peuvent progressivement l’amener à douter de sa capacité à régler les difficultés auxquelles il est confronté. L’hypnose rétablit la créativité nécessaire à la résolution de problèmes, elle montre au sujet d’autres issues, d’autres manières d’arriver au but.

L’hypnose n’est pas un état de sommeil, mais plutôt, comme l’a si bien qualifié François Roustang[1], un état de veille « restreinte », un chemin de traverse entre le conscient et l’inconscient.  Le sujet reste tout à fait conscient de ce qui l’entoure, il conserve son libre arbitre, il est acteur de sa guérison.



[1] Philosophe, psychanalyste, hypnothérapeute